Mea Culpa

Sophie poussa la porte de la chambre d’Elisabeth et l’entrouvrit. Elisabeth était en soins palliatifs depuis près de 2 mois.

Sophie avait été très surprise de la sérénité de cette dame de 78 ans. Elle se savait en fin de vie mais pourtant n’exprimait pas les regrets, remords que Sophie avait entendu de la bouche, de nombre de ses patients depuis toutes ces années. Sophie était infirmière depuis plus de 20 ans et exerçait sa fonction en unité de soins palliatifs depuis 10 ans maintenant.

Elisabeth était une véritable énigme. Marie, sa collègue l’avait prévenue que cette dernière était particulière et un sacré morceau !

Sophie avait souri en pensant qu’elle en avait dompté de plus coriaces que cette frêle, petite dame. Puis, elle avait été obligée de convenir qu’elle était, vraiment, quelqu’un. Originaire d’Asie du Sud-Est, Elisabeth avait raconté à Sophie qu’elle avait voyagé à travers le monde pour annoncer la bonne nouvelle et qu’elle était missionnaire. Elle résidait depuis quelques années en Angola.

– Bonne nouvelle ? Missionnaire ? s’était dit Sophie.

Tout en lui racontait sa vie passée dans des contrées lointaines, en Afrique, Asie, Amérique du Sud, elle lui avait expliqué ce que voulait dire : annoncer la bonne nouvelle et être missionnaire. Et elle affirmait malgré le peu de forces qui lui restait, être toujours en mission. Sophie était surprise de sa ferveur et de sa passion dans sa situation qui était sans espoir. En mission, ici ? dans ce service de soins palliatifs ?

Elisabeth devait avoir perdu la tête. Comme devinant les pensées de Sophie, celle-ci répétait :

– Jusqu’à mon dernier souffle, j’accomplirai mon devoir et dirai à tous ceux et celles que je croise notre besoin d’une véritable repentance.

Repentance ? mais de quoi Elisabeth parle-t-elle ?

Perplexe, Sophie pensait :

Ne voyait-elle pas que son état de santé s’était dégradé au point où elle n’avait pas pu reprendre l’avion pour rentrer chez elle ? Elle ne la comprenait vraiment pas.

Pourtant, Sophie avait pris l’habitude de passer la voir à la fin de son service car elle s’était prise d’affection pour elle. Quand son état le permettait, elles bavardaient. Elisabeth lui parlait souvent de repentance, de pardon, de salut et d’amour éternel. Des notions bien abstraites pour Sophie.

Repentance ? quelle repentance ? Sophie était une bonne personne, qui avait toujours eu un grand cœur. La preuve en était, son choix de métier et les œuvres de charité qu’elle finançait.

– Certes, j’ai des défauts mais de là à parler de repentance, n’exagérons rien !

Mais Elisabeth soulignait que faire de bonnes œuvres ne suffisait pas et insistait sur le fait qu’elle avait besoin de repentance et de pardon. Et que cette repentance n’était pas de l’auto-flagellation mais un premier pas vers une réconciliation qui change toute une vie de façon éternelle.

– Repentance, quelle repentance ? se demandait Sophie

Jusqu’au jour où, Elisabeth, de guerre lasse, sans doute fatiguée par leurs débats, lui avait proposé de prendre dans le tiroir de son chevet un petit livre : La Repentance – clé d’une réelle conversion biblique de Samuel et Dorothée Hatzakortzian.

Ce soir-là, Sophie avait des questions pour Elisabeth au sujet de ce livre entamé, quelques jours auparavant. Après avoir poussé la porte, elle poussa un soupir déçu en la trouvant endormie. Elle referma doucement la porte et partit en se promettant d’en poursuivre la lecture en rentrant.

Si comme Sophie, vous voulez savoir ce qu’est la vraie repentance, je vous recommande ce livre.

Bonne lecture !

Ps : Dès ce moment Jésus commença à prêcher, et à dire : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. Matthieu : 4.17

Mea Culpa

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut