Faisons la paix !

“La ville de Salem, jadis havre de paix, semblait figée dans le temps. Le temps s’était arrêté, aucun bruit, aucune vie. Aucun souffle de vent dans l’air. L’atmosphère, lourde, presque à couper au couteau… le silence était assourdissant !

Tout s’était arrêté ! Rien ne semblait respirer. Julie regarda sans les voir les arbres de la forêt qui poussaient, pas loin de la maison. Ce silence était tout simplement insupportable.

Elle se souvint avec nostalgie de ces jours où les promeneurs empruntaient d’un pas allègre, le sentier qui longeait le jardin et donnait accès à la forêt de Séir. Ou de ceux qui enfourchaient leur vélo avec détermination ! Où étaient tous ces sportifs du dimanche, les occasionnels, les réguliers, les très réguliers ? Julie avait toujours aimé se poster à la fenêtre qui donnait sur l’entrée de la forêt, et à partir de ce point privilégié observer la vie se dérouler.

Ces jours de paix, de bonheur et de joie semblaient bien loin ! A des années lumières de ces journées tristes et moroses qui avaient suivi, le chaos qui avait fait éruption dans la maison. Mon Dieu, que nous arrive-t-il ?

Julie essaya de chasser la peur qui l’envahit soudain ! Elle tenta vainement de se rappeler toutes ces paroles qu’elle connaissait par cœur et qui l’avaient soutenues tant de fois. Elle entendu le son de la télévision de la salle de séjour qui maintenant était constamment allumée sur son ballet incessant d’images plus désolées les unes que les autres. Julie ne supportait plus ces images et ces sons. Ces images de chaos qui se répétaient quartiers après quartiers, villes après villes, pays après pays ! Où va le monde ? les images s’enchainaient les unes derrière les autres ! c’était l’apocalypse !

Que disait déjà l’Apocalypse de ces temps de chaos, de trouble, d’effroi, de terreur ? Julie tenta de s’en rappeler, en vain. Son cerveau fatigué semblait incapable de rassembler ses idées. Elle voulait du silence, de la paix ! Oui elle voulait du silence mais pas celui qui régnait autour d’elle ! Ce silence qui annonce une catastrophe, un tsunami ! le calme avant la tempête.

Elle voulait le silence pour remettre de l’ordre dans ses pensées et entendre la voix de son Tendre Père ! Elle voulait que cette télé se taise une fois pour toute et laisse la place à la paix d’un Père qui est un roc pour elle. LE SEUL ROC dans cette tempête, dans ce tumulte, dans ce chaos.

Elle avait bien tenté de l’expliquer à Jonathan, il y a 2 jours et avait dû faire face à une tempête sans précédent. Il avait hurlé comme jamais auparavant ! Elle ne reconnaissait plus son frère si tendre, si paisible. Il tournait comme un lion en cage dans la salle de séjour et ne laissait personne s’approcher pour faire taire cet engin de malheur, comme disait leur mère, qui crachait toutes ses images en hurlant nuit et jour depuis des semaines.

Jonathan avait réussi à trouver le moyen de regarder plusieurs émissions d’information de différents pays en simultané ! Il avait toujours été bon en nouvelles technologies.

– Moi je n’y entends rien et je compte bien que cela reste ainsi.

Jonathan avait tonné avec fureur quand elle avait répété cette phrase comme elle le faisait toujours et qui l’amusait jusque-là. Ils en riaient souvent tous les deux. Hier, c’était apparemment la fois de trop, la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase.

Le vase ? C’était plutôt un torrent d’eaux en furie, que dis-je, les chutes du Niagara, non pire encore, un torrent de lave en fusion que Jonathan lui avait déversé sans reprendre son souffle.

Comment un homme si doux, si flegmatique, connu pour sa maitrise de soi, pouvait se transformer en un tel ours ! Il ne décolérait pas depuis des semaines. Il est vrai que la situation était vraiment angoissante, reconnut Julie, en soupirant. Mais elle avait toujours été optimiste et croyait que le meilleur pouvait sortir du pire. C’était ce que son Tendre Père lui disait toujours et elle avait résolu dans son cœur de ne jamais douter de lui.

Elle devait bien admettre qu’il était bien silencieux ces derniers temps comme lui avait jeté avec rage, son frère au visage. Et vlan ! A nouveau la porte du salon claqua avec un bruit sec ! son frère était rentré dans son antre… Au moins, les voix des présentateurs, présentatrices raisonnaient maintenant en sourdine. Julie soupira de soulagement en se disant qu’elle pouvait, elle aussi, essayer de reprendre son souffle !

Cette pandémie, qui s’était abattue sur le monde, avait tout bouleversé, faisant taire les bruits de fête. Elle avait aspiré toute joie, toute paix, toute fête ! Tout avait disparu, pour ne laisser place qu’à cette atmosphère sinistre.

Julie au contraire de Jonathan avait moins connu ces temps de joie, de paix et de fête. Cependant elle s’en souvenait très bien et retournait ses images dans sa tête pour ne pas sombrer. Elle avait bien vu ce qu’il était advenu de tous ceux et celles qui avaient perdu espoir.

Elle voulut encore une fois se raccrocher à ses paroles d’espoir. Son frère dans sa fureur avait semble t’il brulé (Julie frémit d’effroi) le précieux livre que leur mère leur avait laissé. Julie regretta une nouvelle fois de ne pas avoir suivi le conseil de sa mère qui leur avait recommandé un milliard de fois, de bien garder les paroles de ce livre et d’en connaitre le plus possible. On ne sait jamais disait-elle souvent avant de les abandonner elle aussi.

Depuis son départ, Jonathan avait bien changé. La petite lueur d’espoir qui brillait encore en lui, avait tout simplement disparue, laissant place à la colère. Une colère qui ressemblait à un puits sans fonds. Julie n’avait jamais eu peur de son frère, ni d’aucun de leurs compagnons d’infortune. Aujourd’hui, elle ne savait plus que penser et ne put réprimer un frisson d’inquiétude. Toute cette colère en lui avait effacé toute trace de l’amour qu’il avait eu pour sa mère, pour elle et pour leur tendre père.

Père murmura t’elle, pourquoi es-tu si silencieux ? Vas-tu nous abandonner toi aussi !

Elle repensa à ce que leur mère leur disait de leur pays. Julie voulait y aller… elle ne l’avait jamais connu mais en avait entendu parler des heures durant. Elle ne s’en lassait jamais. Elle voulait assister à ce banquet. Ce banquet du Roi et de sa tendre épouse, belle et pure. Elle voulait arpenter ces rues pavées d’or. Elle voulait vivre cette joie permanente sans fin. „

Avec cette histoire courte, je souhaite introduire le livre que je veux vous faire découvrir aujourd’hui ; celui de Joyce Meyer (oui, je sais 😉, encore elle !), ‘Une vie sans dispute’. Elle nous montre les clefs qui peuvent nous permettre de vivre une vie sans conflits (titre d’un autre de ses livres), sans dispute. Oui, vraiment ! Elle croit que c’est possible et nous indique comment ne pas se tromper de combat.

Bonne lecture !

Faisons la paix !

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